Applaudissements s'il vous plaît à Tf1, France 2 et leurs consoeurs, pour leur couverture si intelligente des violences urbaines qui ont éclaté en France cette semaine.
Nous ne savons toujours pas les noms exacts des deux "jeunes" qui ont été électrocuté le 27 octobre dernier (deux "jeunes de banlieues" qui sont avant tout deux personnes avec un nom, un prénom et une histoire, je suppose), par contre nous savons maintenant tous par coeur ce que Sarkozy a "dit" sur le nettoyage des banlieues au karcher et sur les racailles des cités (quel tact d'ailleurs...).
Applaudissements aussi à la presse étrangère pour qui la France serait confrontée à une "Intifada des banlieues" (rien que ça) qui couvait paraît-il depuis des années.
Applaudissements aussi à Sarkozy et à Chirac pour leur sens comique involontaire: le premier décrêtait le 29 octobre au jt de 20h "à partir de maintenant pour la violence urbaine comme pour la délinquance en générale, c'est la tolérance zéro." (on a pu le constater cette semaine oui oui la tolérance zéro... A moins que le ministre ait mis un mot en trop à la fin de sa phrase?). Et bravo au Président de la République pour être devenu le premier Président-fantôme du monde contemporain (je me demande si on a encore un président à l'Elysée; est-ce que vous l'avez vu, vous, cette semaine s'occuper de ce qui se passe dans son pays?)
Applaudissements enfin et surtout à la Seine Saint Denis qui, dans le match médiatique de la bagnole crâmée, remporte donc haut la main la palme du département le plus con de France. Avec plus de 90 voitures incendiées rien que la nuit dernière, la Seine saint Denis est donc bel et bien le département ayant le plus de sales gosses irrespectueux au mètre carré. Qu'elle prenne garde quand même car le reste de la France n'a pas dit son dernier mot: ailleurs en Ile de France et en province, des milliers de sales gosses irrespectueux attendent de pied ferme cette nuit pour participer à leur tour à ce sport si excitant qu'est devenu la compétition de la bagnole en feu. ce soir minuit, début du deuxième round...?
Pendant ce temps là, nous autres, les grands frères, les parents, les voisins, les collègues, nous tous, que nous soyons rebeus, blacks, blancs, jeunes, vieux, pauvres, riches, chômeurs, salariés assistons impuissants à ce spectacle bien triste de bandes de voyous qui, comble de la débilité et du désespoir, mettent parfois le feu à leur propre quartier, leurs propres écoles, leurs propres bus....
Le chômage, la précarité, la discrimination, la ghettoïsation des banlieues, l'incapacité à remédier au problème des cités depuis des décennies y sont pour beaucoup dans ce qui se passe aujourd'hui en France. Mais personne n'a forcé les voyous à foutre le feu. Ce sont eux et eux seuls, en toute connaissance de cause, qui ont choisi d'incendier les bagnoles, les bâtiments publics, et de jeter des pierres sur les forces de l'ordre. Ce sont eux et eux seuls qui ont décidé de transformer leurs rues en champs de bataille. Ce sont eux et eux seuls qui rendent leurs quartiers invivables. Des sales gosses mal élevés qui ne respectent pas leur prochain et jouent aux apprentis caïds. Or les sales gosses irrespectueux, pour leur bien, on leur donne la fessée qu'ils n'ont pas eue quand ils étaient gamins. C'est à dire la maison de redressement, pour leur bien, et celui de la société. C'est triste à dire, mais malheureusement c'est là que l'on en est arrivé aujourd'hui.
Nous ne savons toujours pas les noms exacts des deux "jeunes" qui ont été électrocuté le 27 octobre dernier (deux "jeunes de banlieues" qui sont avant tout deux personnes avec un nom, un prénom et une histoire, je suppose), par contre nous savons maintenant tous par coeur ce que Sarkozy a "dit" sur le nettoyage des banlieues au karcher et sur les racailles des cités (quel tact d'ailleurs...).
Applaudissements aussi à la presse étrangère pour qui la France serait confrontée à une "Intifada des banlieues" (rien que ça) qui couvait paraît-il depuis des années.
Applaudissements aussi à Sarkozy et à Chirac pour leur sens comique involontaire: le premier décrêtait le 29 octobre au jt de 20h "à partir de maintenant pour la violence urbaine comme pour la délinquance en générale, c'est la tolérance zéro." (on a pu le constater cette semaine oui oui la tolérance zéro... A moins que le ministre ait mis un mot en trop à la fin de sa phrase?). Et bravo au Président de la République pour être devenu le premier Président-fantôme du monde contemporain (je me demande si on a encore un président à l'Elysée; est-ce que vous l'avez vu, vous, cette semaine s'occuper de ce qui se passe dans son pays?)
Applaudissements enfin et surtout à la Seine Saint Denis qui, dans le match médiatique de la bagnole crâmée, remporte donc haut la main la palme du département le plus con de France. Avec plus de 90 voitures incendiées rien que la nuit dernière, la Seine saint Denis est donc bel et bien le département ayant le plus de sales gosses irrespectueux au mètre carré. Qu'elle prenne garde quand même car le reste de la France n'a pas dit son dernier mot: ailleurs en Ile de France et en province, des milliers de sales gosses irrespectueux attendent de pied ferme cette nuit pour participer à leur tour à ce sport si excitant qu'est devenu la compétition de la bagnole en feu. ce soir minuit, début du deuxième round...?
Pendant ce temps là, nous autres, les grands frères, les parents, les voisins, les collègues, nous tous, que nous soyons rebeus, blacks, blancs, jeunes, vieux, pauvres, riches, chômeurs, salariés assistons impuissants à ce spectacle bien triste de bandes de voyous qui, comble de la débilité et du désespoir, mettent parfois le feu à leur propre quartier, leurs propres écoles, leurs propres bus....
Le chômage, la précarité, la discrimination, la ghettoïsation des banlieues, l'incapacité à remédier au problème des cités depuis des décennies y sont pour beaucoup dans ce qui se passe aujourd'hui en France. Mais personne n'a forcé les voyous à foutre le feu. Ce sont eux et eux seuls, en toute connaissance de cause, qui ont choisi d'incendier les bagnoles, les bâtiments publics, et de jeter des pierres sur les forces de l'ordre. Ce sont eux et eux seuls qui ont décidé de transformer leurs rues en champs de bataille. Ce sont eux et eux seuls qui rendent leurs quartiers invivables. Des sales gosses mal élevés qui ne respectent pas leur prochain et jouent aux apprentis caïds. Or les sales gosses irrespectueux, pour leur bien, on leur donne la fessée qu'ils n'ont pas eue quand ils étaient gamins. C'est à dire la maison de redressement, pour leur bien, et celui de la société. C'est triste à dire, mais malheureusement c'est là que l'on en est arrivé aujourd'hui.
